Rencontres avec les associations de la 10e circonscription : un bilan enthousiasmant !

Ce bilan a été rédigé par Arthur Brault Moreau, responsable des relations avec les associations dans mon équipe de campagne. Merci à lui et à Ptolémée pour le formidable boulot mené au cours des dernières semaines !

 

La 10ème circonscription se situe à cheval sur deux arrondissements parisiens qui compte un nombre important d’associations, le 13ème avec 396 associations déclarées sur l’annuaire de la Mairie de Paris et le 14ème avec 350 associations déclarées. Ces associations participent à la vie et à l’animation de nos quartiers, elles jouent un rôle considérable d’expertise et de consultation citoyenne.

Durant la campagne présidentielle de 2017, le mouvement la France Insoumise a décidé de faire de la coopération avec les associations et ONG non seulement une méthode de travail mais aussi un objectif du mouvement : échanger avec les organisations de la société civile pour fédérer le peuple. Le programme l’Avenir en Commun s’est élaboré à partir de rencontre avec différentes organisations afin d’écouter leur expertise et leurs revendications1.

La campagne législative représente pour nous une opportunité afin de poursuivre et d’approfondir la dynamique de la présidentielle. Il nous semblait important d’aller à la rencontre de celles et ceux qui font la vie de la 10ème circonscription, qui en défendent les acquis et qui luttent pour son développement. Il ne s’agissait pas pour nous de courir après des signatures ou des soutiens ni non plus de lancer des promesses sans lendemain, mais d’avoir des moments de rencontre et d’échange.

Malheureusement, le calendrier électoral français ne laisse pas suffisamment de temps entre les élections présidentielles et les élections législatives pour rencontrer davantage d’associations pour décliner l’Avenir en Commun en un programme spécifique à cette circonscription. Cette construction nécessite un travail de longue durée, d’une pré-campagne bien antérieure aux cinq semaines dont nous avons bénéficié. Pourtant, grâce à la détermination d’une équipe de bénévoles et à l’attention des associations à notre démarche nous avons pu consolider notre lien avec le milieu associatif.

Treize rencontres dans une courte campagne

Durant ces cinq semaines nous avons pu échanger avec 13 associations aux thématiques et aux enjeux différents :

– Keur Kamer, association d’aide aux migrants africains.

– L’Université Populaire du 14ème

– L’Abeille Francilienne, association de défense et de sensibilisation à l’apiculture et au monde des abeilles.

– FC Gobelin, club de Football.

– Lorem, association de promotion et de formation aux outils du numérique.

– Solidarités Nouvelles pour le Logement (SNL).

– Ada 13, l’association pour le développement et l’aménagement du 13ème.

– Les ONG Action-Aid France, le CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France et le Secours catholique – Caritas France autour de leur campagne « Solidarité 2017 ».

– l’Association Rungis, Brillat et Peupliers (ARBP), association d’animation et d’actions solidaires dans nos quartiers.

– l’ONG « ONE » de lutte contre la pauvreté et les maladies évitables.

Les relais de nos quartiers

Nos échanges avec ces bénévoles et militant.e.s d’association nous ont marqués par l’importance du rôle social qu’ils et elles réalisent. Malgré la diversité des thématiques et champs d’action, ces associations ont pour point commun un réel travail d’animation de la vie de nos quartiers. Elles assurent très souvent des missions d’utilité publique en luttant notamment contre la solitude et l’exclusion.

« Au début on faisait de la formation à l’informatique pour les migrants des foyers puis nous avons vu que des gens du quartier en avaient également besoin. Aujourd’hui on reçoit autant de migrants africains de locaux. On accueille parfois des personnes âgées sans trop de ressources et isolées » (Association Keur Kamer)

Elles jouent aussi un rôle d’expertise citoyenne sur les besoins et les problématiques du quotidien dans nos arrondissements. Elles sont présentes dans les conseils de quartier mais font aussi le lien avec les institutions pour faire avancer les demandes de la population locale, ce qui en fait un acteur de démocratisation trop souvent sous-estimé.

« S’il fallait résumer les besoins de notre arrondissement, on dirait qu’il y a un manque considérable de logement et surtout de logements sociaux, une bibliothèque municipale nous fait défaut dans le sud tandis que l’accès à des médecins généralistes se fait de plus en plus difficile. Sans parler de la question du chômage

et du manque de lien avec la banlieue» (Ada 13)

Rencontrer ces associations permet de saisir le pouls de la vie quotidienne de la circonscription. Nous avons constaté que de nombreuses problématiques spécifiques au 13ème et au 14ème faisaient très fréquemment écho au programme de l’Avenir en Commun. Il s’agit pour nous de transposer au niveau local la logique de la France Insoumise : construire un programme qui réponde aux besoins concrets des habitants à partir de l’expertise de la société civile.

En défense de nos associations de quartier

Au fil de nos discussions, nous avons regroupé des revendications communes aux différentes associations. Dans la liste des obstacles qui se présentent à leur action quotidienne, la question du financement occupe souvent la première place. Alors que les plus petites d’entre elles peuvent fonctionner avec seulement 2000 euros par an, une grande part de leur énergie et de leurs efforts se dédie à trouver des financements ou des partenariats. La concurrence au financement public ou même privé est telle que bien des associations doivent fermer ou bien fusionner avec d’autres … au risque de disparaître. Cette tension introduit une logique de rentabilité mercantile dans un milieu a priori orienté vers la satisfaction des besoins humains et sociaux. De même, cela nourrit une dynamique de concentration des associations au détriment de petites associations à « échelle humaine » dont le travail quotidien est essentiel pour nos quartiers.

« Mais l’argent ça ne fait pas tout, on demande aussi et surtout une vraie prise en compte et une plus grande estime de notre travail » (FC Gobelin)

Le deuxième obstacle posé face aux associations est celui de l’accès aux locaux et aux institutions publiques. Les bénévoles perdent alors beaucoup de temps à chercher des lieux pour leurs réunions de fonctionnement ou bien même pour les événements et manifestations qu’ils et elles organisent. Alors que ces bénévoles participent à dynamiser l’espace public, ils et elles trouvent souvent beaucoup de difficultés à communiquer avec les administrations.

Amener la 10ème circonscription à l’Assemblée Nationale

Que peut faire un.e député.e pour défendre ces associations et porter les revendications des populations locales ? Pourquoi voter pour Leïla Chaibi les 11 et 18 Juin prochains ?

L’action d’un.e député.e est se déroule avant tout au sein de l’Assemblée Nationale. En élisant un.e candidat.e de la France Insoumise nous donnons un outil pour imposer le programme de l’Avenir en Commun au gouvernement de Emmanuel Macron. C’est alors imposer le droit au travail et au logement (Proposition 9 du programme), protéger les biens communs tels que l’air, l’eau, l’alimentation ou encore la santé. C’est défendre la vie associative et démocratique de nos quartiers avec l’instauration d’une VIème République ainsi que par l’amnistie « des syndicalistes et militants associatifs condamnés pour faits de luttes sociales, écologiques ou pour la défense des libertés, et de protéger les lanceurs d’alerte et investir les salariés d’une mission d’alerte sociale et environnementale » (Proposition 9). Pourtant, les compétences attribuées aux député.e.s sont avant tout législatives et ne prévoient pas d’action directe sur la circonscription.

Toutefois, le travail d’un.e député.e s’étend au-delà des seuls bans de l’Assemblée. L’écharpe d’élu.e donne un pouvoir symbolique très fort permettant – à condition qu’il y ait une réelle volonté politique – de rendre visible des luttes locales et souvent passées sous silence ou bien même d’aider à construire un rapport de force auprès des autorités locales ou nationales. Il s’agit de mettre l’écharpe de l’Assemblée Nationale au service de la population locale et de ses revendications. Issue du milieu militant et associatif2, Leïla Chaibi a décidé de franchir le pas des institutions en intégrant la France Insoumise. Voter pour elle les 11 et 18 Juin prochains c’est nous doter d’un relai de notre vie quotidienne au sein de l’Assemblée Nationale. Lutter pour une politique sociale du logement, pour l’accès garanti à la médecine généraliste ou bien encore aider les associations afin d’obtenir un espace mutalisé pour soulager leurs finances et leurs problèmes de locaux sont autant de batailles qu’un.e député.e peut appuyer aussi bien à l’intérieur de l’Assemblée Nationale qu’à l’extérieur.

Enfin, l’un des principaux enjeux de la campagne législative au sein du milieu associatif réside dans la fameuse « réserve parlementaire » qui permet à chaque député.e de répartir 130 000 euros par an aux associations de son choix. Cette mesure revient à introduire un rapport clienteliste du député.e avec sa circonscription et renforce la concurrence entre les associations. Si E. Macron annonce sa suppression, il ne donne aucune garantie de modes alternatifs de financement. Pour les candidat.e.s de la France Insoumise, il s’agit de tenir les deux bouts : refuser le clientélisme sans pour autant sacrifier les associations. Leïla Chaibi s’engage alors à soumettre la totalité de sa réserve parlementaire à un jury citoyen qui désignera les associations financées.

Lutter concrètement et localement pour appliquer le programme de l’Avenir en Commun, c’est le pari que nous lance Leïla Chaibi pour les 11 et 18 Juin 2017.

A nous de le relever !

1 Dans l’élaboration du programme 3000 propositions citoyennes ont été apportées au programme de « l’Humain d’Abord » de 2012 puis plusieurs dizaines associations, ONG et personnalités ont été auditionnées, avant de recevoir des propositions de partis politiques de gauche. Au terme de ces trois étapes une version aboutie a été présentée puis votée par 130 000 insoumis.e.s.

2 Elle a commencé à militer en 2001, à Toulouse, au syndicat Sud Etudiant avant de participer à la fondation du collectif « Jeudi Noir » et de « L’appel et la pioche ».

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